Après avoir quitté la Dîne, Le Carlaton désespéré de retrouver un nouveau local écrit au Père Noël...

Cher Père Noël,

On a été très sage toute l’année, on a bien travaillé à nos cours, on a pas appris nos textes mais c’est parce qu’on sait pas encore le titre de la pièce !!! On a déjà un nouveau futur comédien dans la troupe et bientôt un ou une autre qui va arriver. Bon ! On a bien parlé tous ensemble et on pense qu’on mérite un très beau cadeau pour Noël. Voilà on te le dit : ça serait un local de rêve où on pourrait faire toutes nos répétitions, nos assemblées et où on pourrait refaire le monde et papotter jusqu’à pas d’heure. Nous espérons que tu pourras exaucer notre vœu et nous t’embrassons très fort.

Le Carlaton

 

Cher Carlaton,

Par ma barbe blanche, heureusement que tout le monde n’est pas aussi exigeant que vous !

 

Il a d’abord fallu  trouver un lieu. Là, je n’ai pas beaucoup hésité car il n’y en avait qu’un, mais il fallait convaincre le maître du château. Ça n’a pas été trop difficile mais je vous recommande de lui dire un million de grands mercis. Et après je me suis dit que vous alliez peler de froid car on voyait un peu de ciel entre les tuiles. Alors là j’ai trouvé vos deux retraités André et Denis. Leurs moustaches ont rapidement frétillés devant l’ampleur de la tâche. Ils s’y sont attelés remplis de courage malgré qui, un genou déficient, qui un dos en compote. Il faut dire qu’il y avait Colette pour superviser le chantier. Sans ces deux-là, foi de Père Noël, vous n’auriez pas de local. Pour réaliser ces gigantesques travaux: isoler, boiser, rénover, ils ont utilisé 175 m2 de lambris, 275 m2 de laine de verre, 350 m2 de part vapeur, 100 m2 de plancher, 380 vis, une quantité de bières non contrôlable, très peu de vin échelles obligent, et quelques avis divergents au sujet des mesures. Fred et Laurent ont transporté tout ce matos et prêté scie, rabot, pont et temps. Votre Yves national quittant son commerce, ses lunettes et les terrains de golf est venu prêté main forte aux Maîtres d’œuvre. "Si ta fille fait du théâtre tu ne peux pas savoir où ça va te mener", et c’est comme ça que Jacques Benoît a rejoint la grande entreprise. Didier a posé clavier, souris et écran pour venir chaque mercredi soir. Et tout le reste de l’équipe a oeuvré pour fixer cette sacrée laine de verre qui piquoille et gratouille, le part vapeur et pour nettoyer. Je ne vous parlerai pas des grandes transpirations d’Olivier, du vertige de François et de l’arrivée de Christo à l’instant précis où tout le monde allait manger. Mais ils y sont arrivés. Du sol au plafond tout est ripoliné.

Voilà moi je ne peux pas rester car mes rennes m’attendent, mais je vous souhaite une magnifique soirée et beaucoup de beaux préparatifs pour vos futurs spectacles.

Le Père Noël