Partie de la société de jeunesse de Mézières (FR), la troupe le Madrigal est fondée en 1989 par de jeunes passionnés. Motivé à toucher à tous les genres, le Madrigal présente des pièces comiques, classiques, policières et des sketchs.

Dans les années 80, la société de jeunesse du village de Mézières (dans le canton de Fribourg) présente ses premiers spectacles :

    une revue villageoise,

    Paluche,

    Ma petite femme adorée.

A la suite de ces représentations, un groupe de jeunes passionnés fonde la troupe « Le Madrigal » en 1989. Depuis cette date, des pièces sont présentées chaque année puis tous les deux ans. De nouveaux acteurs et « personnes de l’ombre » rejoignent le noyau de départ si bien que la troupe compte à ce jour une petite trentaine de membres actifs.

La comédie et les soirées sketchs sont pendant plusieurs années les genres privilégiés du Madrigal : « Mal de test », « Jeux de dames », « Une rose au petit déjeuner », « Diable d’homme », « La Bonne Planque », « Potiche » ont offerts aux acteurs et aux spectateurs des soirées mémorables. Rappelez-vous du fou rire de Bourvil dans la « Bonne planque » : notre « Bourvil Madrigalois » a aussi tiré des larmes de joie aux spectateurs.

Il faut ajouter que nous avons présenté ces pièces dans, ce qu’on appelle à Mézières, la salle sous l’église. Ce lieu nous permettait d’asseoir entre 90 et 110 personnes, sur les chaises de l’école primaire villageoise (imaginez de grands adultes sur des chaises d’écolier de 6 ans, pliés pendant près de 3 heures…). La scène de 3 mètres sur 4 nous limitait grandement dans le choix de pièces puisque les changements de décor étaient exclus et plus de 5 personnes sur la scène devenait un exercice périlleux de chorégraphe !

Notre « stratégie de proximité » avec le public était si bien respectée que nous avons même dû coller des panneaux pour demander aux spectateurs de ne pas mettre les pieds sur la scène pendant le spectacle.

En 1999, ayant choisi de présenter une pièce exigeant plus d’espace – Diable d’Homme de Robert Lamoureux - nous nous sommes décidés à quitter notre bonne vieille salle – en rénovation à cette époque d’ailleurs – pour jouer sur une scène fixe de la région, à Vuisternens-devant-Romont.

En 2000, nous avons eu envie de relever un nouveau défi : changer de style. Notre choix s’est porté sur « Les Liaisons dangereuses » de Christopher Hampton. Après une année de répétitions, nous avons présenté ce spectacle en novembre 2001. Bien que la pièce ne soit pas facile dans ses textes et son intrigue, le public nous a suivis dans notre choix. Forts de cette expérience, nous l’avons présentée au Festival de Chisaz de 2002 qui nous a récompensés…

Puis, toujours dans l’esprit de toucher à tout, nous avons opté pour une pièce policière « Un Ami Imprévu » d’Eric Thomas.

Et pourquoi pas une pièce qui défrise, qui étonne par son audace et son impertinence, un « Sex and the City » théâtrale. Avec la pièce de Marcel Kervan « Et dire qu’on ne peut pas s’en passer », le public s’est réjoui sur une pièce très osée mais jamais vulgaire…. Mais revenons sérieux, une nouvelle pièce, un nouveau style sont présentés au public en automne 2005 avec « Hôtel des 2 mondes » d’Eric-Emmanuel Schmitt. Nous avons eu la joie de la présenter dans la nouvelle salle de spectacle de Romont, le Bicubic. Un régal !