Trois entités, présentées par ordre d'entrée en scène, le premier acte datant de 1955.

C’était simple il y a cinquante ans : Des amoureux de théâtre ont monté une troupe, dans la cave de l’immeuble, locataires, heureux.

C’est devenu plus compliqué quand le propriétaire a proposé de vendre l’immeuble en 1975 : Un comité s’est constitué pour trouver des financements dans le but d’acheter. Il a trouvé des souscripteurs et réuni les premiers deniers. Les communes et l’Etat ont accepté de verser une subvention annuelle pour autant que la Troupe de La Tarentule accepte de travailler dans le cadre d’un Centre culturel de La Béroche, constitué sous la forme d’une fondation. Les membres de la troupe théâtrale en devenaient les principaux occupants, ils étaient aussi les membres de la Fondation et ont travaillé beaucoup pour la rénovation et la mise en place, au fil des années, de cet encadrement technique que vous trouvez aujourd’hui.

C’est différent aujourd’hui, pour la troupe de La Tarentule : Avec le temps, les anciens se sont dispersés, et depuis une dizaine d’années, la troupe en soi n’existe plus, ou plutôt, elle est devenue virtuelle. Elle s’est recrée quelques fois en fonction des projets de Jacques Devenoges, d’Yves Cernuschi, de Marie-Jeanne Cernuschi, et d’autres, en puisant toujours dans le grand réservoir des comédiens qui ont passé dans nos murs. Elle est donc une troupe éphémère qui dépend aujourd'hui du comité de direction du Centre culturel, comité de direction qui la fait revivre, quand il le souhaite, pour des projets dont il garde la maîtrise.